Testé pour vous : les urgences et l'hôpital à Bali.

May 9, 2013

Alors voilà, je m'ennuyais un peu, à force de vous raconter que des trucs de plongée et des histoires super chouettes de comment je vais super bien, donc j'ai décidé qu'il fallait un peu d'action.

 

Je me suis donc réveillée lundi matin vers 5h30 en me disant "tiens, j'ai mal au dos, aurais-je encore dormi dans une position bizarre ?".

Cinq minutes plus tard, j'ai une douleur qui m'irradie tout le côté gauche dos et devant. Dix minutes plus tard, je réveille ma voisine Jacqui en lui disant que là, ça va pas, et qu'il faut me trouver un docteur. Ah ah, la bonne blague. A Lembongan, ce qui tient lieu d'hôpital est plutôt un dispensaire, quant au docteur il est sans doute vétérinaire...

 

Bref, une demi-heure plus tard je me tords de douleur dans mon lit en me demandant si quelqu'un m'a jeté un sort ou si je suis en train d'avoir une crise d'appendicite. On m'informe que c'est du mauvais côté, pour l'appendicite. Bon.

Grâce à mes supers boss qui s'occupent de moi comme des mamans, je me retrouve une demi-heure plus tard sur le bateau de Blue Corner pour une évacuation vers Bali, rapport que le premier bateau ici part à 8 heures, et qu'à ce stade je ne peux même plus marcher. La traversée la plus longue de ma vie, sans doute : je suis sous oxygène, Jacqui me tient la main et m'arrose la figure, alors qu'à chaque fois qu'on passe une vague et que le bateau tressaute je me dis que ça ne pouvait pas faire plus mal mais en fait si. A l'arrivée à Sanur on me porte, on m'installe dans la voiture et nous voilà partis vers l'hôpital. 

 

Lorsqu'on finit par y arriver, ça fait pas loin de 3 heures que je me tords de douleur et je suis sur le point de tomber dans les pommes (ce qui aurait été mieux, vraiment. On dirait que le mode "shut down" de mon corps ne marche pas super). La suite est un peu confuse, on m'installe, on me met une perfusion, je tiens la main de Cody en me convulsant, jusqu'au moment où après deux essais un gentil docteur finit par me mettre une dose de quelque chose qui fait cesser cette sensation qu'on me transperce avec un poignard en feu.

On m'examine, on m'injecte encore des trucs, et on m'informe qu'il va sans doute falloir s'installer là pour la nuit et voir un peu ce qu'il se passe dans mes reins, même si le brave docteur soupçonne déjà qu'il s'agit de calculs, ce qui s'avèrera correct.

Je suis une fille, j'ai un bracelet rose, trop mignon.

 

 

J'ai donc le droit à une installation quatre étoiles (après qu'on m'ait aimablement informée que c'est 550 USD la nuit, sans le prix du traitement et des consultations....heureusement que je suis assurée...) avec la clim, la télé câblée et encore des trucs dans la perf, et des pilules aussi, pour changer.

Bref, je vous épargne les détails de 36 heures assez rasoir à l'hôpital, entre des crises de douleur périodiques et la bouffe toute pourrie (heureusement que mes gentils amis m'ont apporté du fromage et du gâteau au chocolat !!!). Ils ont fini par me laisser sortir avec une caisse de médicaments et un petit album photo de mes reins, au cas où je voudrais les mettre au mur. 

 Heureusement, y'a des raies manta à la télé

 

Et voilà, maintenant ça fait 4 jours que j'ai pas été dans l'eau, je marche comme une mamie et je me bourre de cachets en attendant que les petits cailloux veuillent bien se donner la peine de sortir. 

Tout ça pour dire que malgré le coût prohibitif, l'hôpital international à Bali, il est très bien. 

 

Si vous avez des remèdes de grand-mère pour les calculs aux reins, je suis preneuse.

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