Un papier où je marmonne des trucs et je lance des grandes questions sans y répondre, en gros.

Plus de 9 mois en Indonésie, bientôt ça fera un an. Comme tous les ans, je ne vais pas tarder non plus à célébrer une bougie supplémentaire (bien que sur cette dernière année j'ai l'impression que mon espérance de vie a carrément augmenté, je n'arrête pas de dire que je vais avoir 24 ans...) Coincidence ou pas,cette semaine plusieurs personnes m'ont posé des questions sur mes plans pour les prochains mois ou l'an prochain, en même temps je m'organise des vacances et je réserve des billets, donc il faut que je m'organise un peu plus loin que les plongées de demain. Donc mon cerveau doit avoir un petit programme qui analyse tout ça quelque part dans le fond, bien caché, et une fois que ça a fini de tourner il faut que je mette tout ça à plat.

Tout d'abord, je vais commencer par un scoop : il y a aussi des mauvais jours sur les îles paradisiaques. Quand on perd quelqu'un et que votre petit monde perd un peu de son équilibre ; quand on arrête de fumer et que c'est vraiment dur (là c'est pas un mauvais jour c'est plutôt une mauvaise semaine, la vache que c'est DUR !!) ; quand vos clients du jour sont des têtes de cons, parce que bon, il y en a partout, mais qu'on ne peut pas vraiment leur dire. Mais la grosse différence, c'est que les mauvais jours, il y a toujours le coucher de soleil incroyable sur la mer, ou la plongée avec les raies manta qui coupe le souffle à chaque fois. Et tout est plus facile. Les trucs qui irritent, énervent, attristent, deviennent moins importants ou moins difficiles. Ces moments-là n'ont pas de prix, ils sont toujours incroyables, je pense toujours "mais comment peut-on se lasser de ça ? Sûrement jamais". Et comme dit la pub, pour tout le reste il y a Mastercard.

Enfin plus trop, ma Mastercard est toujours dorée mais c'est du toc. Mais pour l'instant, ça vaut le coup. Peut-être que je suis inconsciente à ne pas m'occuper de ma retraite, alors que vous les amis vous discutez crédit immobilier, couches et écoles, plans de carrière.

Mais de plus en plus, je me dis qu'il y a d'autres façons de faire de tout, de...vivre sa vie, en gros. Gérer un autre genre de business, être plus flexible à propos du boulot. Vivre avec moins, parce que vraiment, qui a besoin d'une maison de 200m2 quand on vit à la plage et on est dehors toute la journée ? Je vois des gens qui élèvent leurs enfants ici et qu'avec une fois de plus un peu de souplesse, c'est possible (c'est à dire qu'ils auront une éducation normale, par exemple).


Est-ce que je deviens hippie ? Parce que ça serait un peu inquiétant. Ca doit être les ajustements à cette vie-là. Ou peut-être que je commence à me dire que ça fonctionne, que c'est ce qu'il me faut, que je veux cette vie-là pour de bon. C'est sans doute trop tôt pour le dire.


J'ai pas mal écouté cette chanson les dernières semaines en sautillant. Pas du tout ma came habituelle, je sais. Mais comme dit le dicton, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Sur cette remarque pleine de bon sens, je vous laisse reprendre une activité normale. A la prochaine !

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