Le deuxième conseil de lecture du mois

Et revoilà le conseil de lecture du mois, je pense à vos lectures de vacances.


Avez-vous déjà entendu parler de Donna Tartt ? Apparemment, elle écrit un bouquin tous les 10 ans (ça me rassure un peu). J'ai déjà lu "Le maître des illusions" il y a quelques années, un roman un peu policier mais aussi un roman d'apprentissage, que j'avais trouvé intéressant au début et plutôt captivant sur la fin. J'ai donc lu récemment son dernier livre paru cette année, "Le chardonneret", qui a soit dit en passant reçu le prix Pulitzer.

Depuis quelques temps déjà je me demande si l'histoire est plus important que le style ou l'inverse. Plus je lis et j'écris, plus j'arrive à la conclusion que lorsqu'il y a une bonne histoire, le style peut se permettre d'être moyen. (Il va sans dire que les deux ensemble, style et contenu, c'est bien mieux). Alors qu'un style excellent, flamboyant, recherché, ce que vous voulez, ne servira aucune cause s'il est la voix d'une histoire sans aucun intérêt. Au bout de 50 pages, malgré la qualité de l'écriture, on se demandera où l'auteur va, comme ça, avec son style tout magnifique et son histoire toute pourrie.


Bref, tout ça pour dire que le style de Donna Tartt n'est pas flamboyant ou excellent (j'ai lu ce roman en anglais, je ne peux donc pas blâmer la traduction, pour une fois). Il y a quelques passages vraiment bons, le reste est constant sans être excellent. Ce n'est pas mauvais non plus hein, soyons honnêtes. C'est juste moyen. Mais efficace et abordable.

Mais la force de ce livre, comme celle du précédent, ne réside pas là. Ce qui en fait la saveur, c'est son histoire. Theo vit à New-York, il a 13 ans lorsqu'il perd sa mère dans des circonstances dramatiques, après que son père alcoolique se soit fait la malle. Ce roman est le récit de son errance, de son ballottement d'un foyer à l'autre (des amis, son père, d'autres amis) de son adolescence instable puis de sa vie de jeune adulte un peu paumé, qui hésite entre deux mondes et a pour fil rouge une peinture représentant un chardonneret, d'où le titre du roman.

C'est encore un roman où l'on voit grandir et évoluer le personnage, comme dans "Le maître des illusions". C'est aussi un roman sur le deuil et l'absence, sur les choix de vie, sur l'obsession et la dépendance.


Bref, c'était pas mal du tout. Mais j'ai préféré "Le maître des illusions", donc disons que je vous conseille les deux !

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