Ce billet est principalement fait pour regarder un vidéo clip des années 90 et rigoler de leurs fringues

September 9, 2015

Alors je ne vais pas vous expliquer comment j’en suis venue à réfléchir à ça et à en parler avec quelqu’un récemment, mais voilà. Quand on perd un ami ou quelqu’un de proche, il s’avère que ça ne s’en va jamais. Au début on croit que la douleur va nous avaler tout cru, et puis elle devient supportable, et puis on n’y pense plus chaque jour. Mais plus tard, un souvenir revient, une chanson, une photo à la con, et la douleur revient te mettre un uppercut dans la tronche sans prévenir. Parce qu’en fait, quelque chose a été cassé pour tous les gens qui entouraient cette personne, un bout de futur, un bout d’âme, un bout de vie, et ces trous dans l’âme rien ne les rebouche.

 

Ces dernières semaines la vie m’a aussi rappelé que tout est relatif. Quand tu apprends qu’une amie de quand tu avais 20 ans et étais jeune et insouciante est en train de perdre contre un cancer, à 33 ans, le reste des emmerdements de la semaine semblent terriblement relatifs et insignifiants. (et j’en profite une fois de plus pour vous rappeler de CLIQUER ici et faire un don, bim. Ca fera plaisir à mon ami Carey qui ne verra pas de jours meilleurs et c’est pour une bonne cause). Insignifiants oui, et alors s’il faut une heure pour que le plat commandé arrive ou que mes élèves de la semaine ne sont pas des flèches ? Les petits emmerdements du quotidien ce n’est rien que ça, des petits trucs. Ca nous occupe c’est sûr, mais bon au fond ça ne sert à rien. 

Ca fait longtemps que j’ai accepté le fait que la vie est injuste, mais enfin tout de même il y a des semaines où elle est plus injuste que de raison.

 

 

Sur une note plus gaie, le mois d’août fut bon. On était débordés ce qui est crevant mais bien, j’avais un super stagiaire que je me suis éclatée à former, il y a avait des gens sympathiques, des bonnes soirées et des chouettes  journées. La plongée a été ridiculement incroyable aussi, parfois je me demande comment en plongeant tous les jours les mêmes sites depuis plus de 2 ans je suis encore époustouflée par les mantas, excitée par les nouveaux nudibrances, fière quand je trouve un truc cool, toujours pleine d’espoir pour le requin baleine. Bref, je suis une grosse junkie de la plongée, que voulez-vous que j'y fasse ?

 

Je n’ai pas réussi à aller surfer ou faire du paddle vu la tonne de boulot, espérons que ça ralentisse un peu…en décembre peut-être ?? Même mon super planning de footing auquel je me tenais si bien en a pris un coup, après des journées de 12 heures parfois vraiment, je n’ai plus l’énergie.

 

Cette semaine enfin, il y a eu des collisions émotionnelles dans mes journées. Des amis heureux et joyeux sont partis (oui je sais, les gens partent tout le temps, parfois c’est juste plus dur), et puis en même temps pendant deux jours j’ai eu l’impression d’être le bureau des pleurs pour les gens autour de moi. Je suis la première à dire que de temps en temps il est bon de se plaindre un bon coup pour se soulager, mais enfin au vu de ce que j’ai écrit plus haut parfois est-ce bien nécessaire de se plaindre pendant 2 heures d’un truc qui vraiment devrait mériter deux minutes, hein ? Et pourquoi moi ? J’ai été entourée de gens heureux récemment (et en employant le mot heureux je pèse mes mots, ne pensez pas à l’expression « imbécile heureux »), et être heureux contrairement à l’imbécile ce n’est pas être je-men-foutiste et se dire que rien n’est grave et qu’on s’en branle pour parler commes les djeuns, c’est décider de tirer profit de chaque chose ou d’essayer consciemment de ne pas se mettre la rate au court-bouillon pour des trucs à la con. Une fois de plus, les petits emmerdements, ce n’est que des petits trucs.

 (je vous prie de noter l'ensemble intégral moutarde de Michael Stipe, c'est pas splendide ça franchement ?!?)

 

Récemment, attablées dans un chouette bar avec vue mer, en train de regarder le coucher de soleil avec des chouettes gens et un chouette cocktail à la main, mon amie Jo et moi on s’est dit à voix haute que tout de même, c’était dur de faire mieux. Qu’on était heureuses d’être là où on avait choisi d’être. Et je fais consciemment un effort pour me dire ça une fois par jour.

 

Amour et Joie, encore. 

 

 

 

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