Bulaaaa Fiji! (épisode 1)

November 17, 2015

 

Après beaucoup d’attente et d’aigreurs d’estomac à cause du stupide volcan en éruption à Lombok (dit celle qui a décidé de vivre sur une île volcanique, où en gros toutes les îles sont là en raison des volcans, sans parler des tremblements de terre), j’ai donc finalement réussi à prendre un avion pour Fidji. Mais ça n’a pas été vraiment facile. 

 

La semaine avant mon départ, l’aéroport de Bali a été fermé deux jours en raison du dit volcan (seulement quelques mois après qu’un autre volcan ait causé une pagaille monstre en juillet. Cette année les volcans ne sont pas trop contents). Les avions ont commencé à repartir après ces deux jours de fermeture, mais tout un tas de vols étaient en retard ou annulés, surtout en direction de l’Australie rapport à la positon du volcan, pas de bol c’est dans cette direction que je voulais aller et j’avais une correspondance à Sydney. J’ai regardé d’autres options de vol ou d’autres compagnies, mais bien sûr acheter un vol pour l’Australie via autre part deux jours avant de partir, ça me coûtait mon premier-né donc j’ai laissé tomber (je ne vais pas donner mon premier enfant hypothétique aussi facilement, non mais). Les choses se sont un peu calmées donc j’avais bon espoir, et bien sûr la veille de mon départ l’aéroport ferme à nouveau pour la nuit, puis réouvre. Donc au lieu de passer une journée peinard à Bali en attendant mon vol qui partait à 1 heure du mat, me voilà partie à l’aéroport en fin de matinée avec l’idée (improbable et stupide) que j’allais pouvoir tenter de supplier Air Asia de me rerouter sur KL ou Sing pour pouvoir ensuite aller choper mon vol à Sydney pour Fidji, et que j’étais prête à payer une jambe de mon premier-né et mon enfant hypothétique pourrait quand même nager. (Car bien sûr mon vol Sydney/Fidji est avec une autre compagnie, tout le monde s’en fout de mon problème de connexion de vol évidemment, encore une décision idiote. On croirait que vu le nombre d’avions que j’ai pris durant les 15 dernières années je sais éviter les erreurs de débutant comme ça, mais faut croire que non. La prochaine fois que j’essaye de réserver deux vols sur deux compagnies différentes avec seulement deux heures pour changer d’avion, que quelqu’un me gifle s’il vous plait). 

Bien sûr tous les vols sont plein à craquer donc, même Garuda mon dernier espoir refuse poliment tous mes miles pour s’il vous plaît me faire arriver à Sydney d’ici à demain matin, même si la gentille madame au comptoir avait l’air aussi désolée que moi (et elle aussi elle devait se taper une bonne journée de merde). Autre chose que la vie en Indonésie m’a appris, c’est que durant ce genre de journée, ça ne sert à rien de s’énerver. Eux aussi derrière leur comptoir ils passent une journée pourrie à cause du volcan, en étant sympa limite ils ont plus envie de t’aider, et puis le volcan eux ils n’y sont pour rien. Ici, s’exciter ne sert vraiment à rien. A côté de moi la pauvre fille de Air Asia se fait emmerder par un gros russe malpoli et je compatis (mais bon il fait deux fois ma taille donc je n’allais pas lui en mettre une). 

 

 

Bref, donc après toutes ces tentatives il est 14 heures, mon vol est toujours annoncé comme décollant le soir même donc je croise les doigts pour que ça ne change pas dans les 12 heures à venir. 

J’ai donc passé la journée à l’aéroport (honnêtement c’était beaucoup moins long que je pensais, c’est incroyable comme je peux me distraire toute seule pendant des heures, et puis pour regarder passer les gens les aéroports il n’y pas mieux), et ENFIN le vol est annoncé, j’ai donc mis ma tenue d’avion (celle qui me fait ressembler à un eskimo tropical) et j’ai enfin embarqué dans l’avion pou Sydney. Bien sûr le vol est un peu en retard, et comme vu plus haut mon planning était un peu foireux donc une fois passé l’immigration et ma valise récupérée, il me reste 10 minutes pour passer la douane et arriver au check-in de Fiji Airways. Les douaniers s’en foutent pas mal, mais les gens devant moi sont gentils et me laissent passer. C’est là que j’entame donc un sprint-trolley à travers l’aéroport de Sydney jusqu’au check-in, où je m’éponge la sueur pendant que la fille me dit “Ah ben vous êtes la dernière, j’allais fermer dans une minute.” OUF. 

 

 

Hop, re dans l’avion où tout le monde me donne du “Bulaaa” souriant (Bula c’est Hello en fidjien) et tout le monde a l’air très sympa. Jusqu’à ce que je sorte de l’avion et arrive à l’immigration et là ça devient moins sympa. Le monsieur me demande où je dors donc je dis que sur un bateau (ce qui est la vérité hein). Donc là il me demande comment s’appelle le bateau et où il est et tout un tas de trucs que je ne sais pas, donc il m’emmène voir un autre type pas sympa non plus qui me pose les mêmes questions et me demande si je vais bosser sur le bateau. Donc je lui explique que non, d’abord j’y connais rien en bateauu, ensuite j’ai un métier, regardez j’ai un ticket retour et mon visa de travail dans mon passeport, je rentre bien en Indonésie, promis. Toujours pas convaincue, donc je lui donne le numéro de mon ami JP qui m’attend sur le bateau et il l’appelle et JP confirme qu’il m’attend bien et que non je ne sers à rien sur un bateau, et finalement on me donne un visa de 15 jours jusqu’à la date de mon vol retour. Vu que je m’en fous, je lui souhaite donc cordialement une bonne soirée et je poursuis mon chemin jusqu’à la marina de Nadi, où on me donne du Bula à tour de bras et où je retrouve JP et le bateau. Bon ça m’a pris 24 heures, mais j’y suis.

Au prochaine épisode, on parlera vraiment de Fidji (enfin surtout des sites de plongée et de surf je sens). 

 

D’ici là si vous avez 20 minutes devant vous (sur un sujet qui n’a rien à voir), je vous invite à regarder cette petite présentation TED sur la vulnérabilité, qui vaut tout à fait ses 20 minutes, merci à mon amie Jo de me l’avoir suggéré. Maintenant je ne dis plus “je suis le genre de personne qui pleure quand la maman de Bambi meurt”, j’essaye de dire “Je suis vulnérable et ça me va”. TED, c’est génial, si vous ne l’avez pas encore exploré vous devriez. 

 

Enfin, je ne vais pas écrire à propos de l’actu à Paris maintenant, parce que tout de suite je ne peux pas.

Amour et Joie, même si c’est pas facile tous les jours. 

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